Première info du jour : Georges Bush à Charm Echeikh promet à Mahmoud Abbas «d'oeuvrer à réaliser le rêve» d'un Etat Palestinien.
Seconde info : aujourd’hui nous sommes le 18 mai, la journée mondiale des musées, et le dernier jour (en Algérie et au Maghreb) du mois du patrimoine.
Quel est le lien entre les deux infos ?
Georges Bush au cours de la visite de ses amis israéliens a fait un petit tour du côté de la mer morte, à la forteresse de Massada.
Palais forteresse construit dans le style classique du début de l’empire romain, Massada est inscrit depuis 2001, sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco parce qu’il est un «symbole de l’ancien royaume d’Israël et de sa destruction brutale» et parce qu’il a été «la dernière poche de résistance des patriotes juifs face à l’armée romaine en 73 de notre ère».
Bush est donc allé visiter les ruines d’une antique forteresse, où des juifs, assiégés par les troupes romaines ont préféré tous se suicider plutôt que de se rendre. «Le courage et la bravoure de ceux qui se sont battus à Massada se retrouvent parmi les Israéliens aujourd'hui», a dit la porte-parole de Bush. C’était le 15 mai 2008, au moment même où les palestiniens commémoraient la Nakba (leur tragédie). Sans une pensée, sans un mot, pour le million et demi de palestiniens assiégés à Ghazza...
Mais, le site de Massada n’est pas le seul inscrit pour Israël sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Tel Aviv aussi a été inscrite en 2003. Sous le titre pompeux de «La ville blanche de Tel Aviv -mouvement moderne», sous prétexte qu’elle «est un exemple remarquable d’urbanisme et d’architecture des villes nouvelles du début du XXe siècle, adapté aux exigences d’un contexte culturel et géographique particulier».
Ah ça, pour particulier, il est vraiment particulier le contexte !
Puisque et pour ce qu’on en sait, la ville de Tel Aviv est construite en partie sur l’ancienne ville de Yafa et de son environnement rural. Un petit coup d’œil sur l’histoire de la ville et un simple regard sur les anciennes cartes, donne une idée sur cette fameuse adaptation signalée sur le site de l’Unesco : massacres, destructions, expulsions, expropriations ont été à l’origine de ce «formidable élan d’urbanisme et d’architecture moderne».
Mais, ce n’est pas tout. Tel Aviv a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, le 5 juillet 2003. Et bien avant cette époque déjà, les palestiniens demandaient de l’aide pour protéger et préserver le site de la vieille ville d’Al Qods, et de la mosquée Al Aqsa inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril. Le site est depuis longtemps menacé de destruction, de disparition à cause de prétendues fouilles archéologiques dans les soubassements de la mosquée, à cause de l’interdiction faite aux palestiniens de restaurer leurs édifices, à cause du prochain passage d'une ligne de tramway, et tellement d’autres facteurs «destructeurs»...
Mais malgré tout, et malgré toutes les tentatives de spoliation de la Mémoire, de l’Histoire ou bien du Patrimoine, tant qu’il y a de la vie, il demeurera toujours de l’espoir, et ça les Samaritains doivent le savoir...
Chronique diffusée sur la radio algérienne, le : 18/05/2008
Seconde info : aujourd’hui nous sommes le 18 mai, la journée mondiale des musées, et le dernier jour (en Algérie et au Maghreb) du mois du patrimoine.
Quel est le lien entre les deux infos ?
Georges Bush au cours de la visite de ses amis israéliens a fait un petit tour du côté de la mer morte, à la forteresse de Massada.
Palais forteresse construit dans le style classique du début de l’empire romain, Massada est inscrit depuis 2001, sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco parce qu’il est un «symbole de l’ancien royaume d’Israël et de sa destruction brutale» et parce qu’il a été «la dernière poche de résistance des patriotes juifs face à l’armée romaine en 73 de notre ère».
Bush est donc allé visiter les ruines d’une antique forteresse, où des juifs, assiégés par les troupes romaines ont préféré tous se suicider plutôt que de se rendre. «Le courage et la bravoure de ceux qui se sont battus à Massada se retrouvent parmi les Israéliens aujourd'hui», a dit la porte-parole de Bush. C’était le 15 mai 2008, au moment même où les palestiniens commémoraient la Nakba (leur tragédie). Sans une pensée, sans un mot, pour le million et demi de palestiniens assiégés à Ghazza...
Mais, le site de Massada n’est pas le seul inscrit pour Israël sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Tel Aviv aussi a été inscrite en 2003. Sous le titre pompeux de «La ville blanche de Tel Aviv -mouvement moderne», sous prétexte qu’elle «est un exemple remarquable d’urbanisme et d’architecture des villes nouvelles du début du XXe siècle, adapté aux exigences d’un contexte culturel et géographique particulier».
Ah ça, pour particulier, il est vraiment particulier le contexte !
Puisque et pour ce qu’on en sait, la ville de Tel Aviv est construite en partie sur l’ancienne ville de Yafa et de son environnement rural. Un petit coup d’œil sur l’histoire de la ville et un simple regard sur les anciennes cartes, donne une idée sur cette fameuse adaptation signalée sur le site de l’Unesco : massacres, destructions, expulsions, expropriations ont été à l’origine de ce «formidable élan d’urbanisme et d’architecture moderne».
Mais, ce n’est pas tout. Tel Aviv a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, le 5 juillet 2003. Et bien avant cette époque déjà, les palestiniens demandaient de l’aide pour protéger et préserver le site de la vieille ville d’Al Qods, et de la mosquée Al Aqsa inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril. Le site est depuis longtemps menacé de destruction, de disparition à cause de prétendues fouilles archéologiques dans les soubassements de la mosquée, à cause de l’interdiction faite aux palestiniens de restaurer leurs édifices, à cause du prochain passage d'une ligne de tramway, et tellement d’autres facteurs «destructeurs»...
Mais malgré tout, et malgré toutes les tentatives de spoliation de la Mémoire, de l’Histoire ou bien du Patrimoine, tant qu’il y a de la vie, il demeurera toujours de l’espoir, et ça les Samaritains doivent le savoir...
Chronique diffusée sur la radio algérienne, le : 18/05/2008
